Politique

L’historien Dominique Venner s’est suicidé à Notre-Dame

Philippe Conrad, Bernard Lugan et Jean-Yves Le Gallou viennent de découvrir la lettre que leur avait laissée Dominique Venner.

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Dominique Venner explique son geste. Un texte lu par ses amis à l’antenne de radio courtoisie dans l’émission d’Histoire à laquelle il avait l’habitude de participer (cliquer sur l’image pour lire)

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tweetCliquer sur l’image et télécharger le dernier texte de D.Venner publié sur son blog :La manif du 26 mai et Heidegger

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Addendum :

«Je ne crois pas que l’on puisse lier son suicide à cette affaire de mariage, cela va bien au-delà» a toutefois déclaré à l’AFP son éditeur Pierre-Guillaume de Roux qui a expliqué avoir eu cet auteur au téléphone lundi soir pour évoquer son prochain ouvrage à paraître en juin, «Un samouraï d’Occident, le bréviaire des Insoumis». A ses yeux, ce geste à Notre-Dame revêtait «une puissance symbolique extrêmement forte qui le rapproche de Mishima», l’écrivain japonais qui avait fait de son suicide, en 1970, un geste politique.

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Dominique Venner était un historien. Classé à droite, même à l’extrême droite par ses plus grands détracteurs. Il était à l’origine de la revue : Nouvelle Revue d’Histoire. Volontaire pour l’Algérie, il participa dans une unité parachutiste jusqu’en octobre 1956 à cette guerre qui a beaucoup compté dans sa formation.

À son retour, il entre au mouvement Jeune Nation et prend part, à la suite de l’Insurrection de Budapest, à la mise à sac du siège du Parti communiste français, le 7 novembre 1956, à la fondation, avec Pierre Sidos, de l’éphémère Parti nationaliste, ainsi qu’à celle du Mouvement populaire du 13-Mai du général Chassin. Le jeune activiste passe par la suite dix-huit mois au quartier des détenus politiques de la prison de la Santé du fait de sa participation à la structuration de l’OAS.

Domminique Venner avait pris notre modernité en détestation. Il a mis fin à ses jours ce mardi 21 mai à l’age de 78 ans, en se tirant une balle dans le tête devant l’autel de Notre-Dame… tout un symbole.

Dominique Venner avait publié un commentaire aujourd’hui même sur son site:

(…) Les manifestants du 26 mai ne peuvent ignorer cette réalité. Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay. Le « grand remplacement » de population de la France et de l’Europe, dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, est un péril autrement catastrophique pour l’avenir.

Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher. C’est à une véritable « réforme intellectuelle et morale », comme disait Renan, qu’il faudrait d’abord procéder. Elle devrait permettre une reconquête de la mémoire identitaire française et européenne, dont le besoin n’est pas encore nettement perçu.

Il faudra certainement des gestes nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes.

Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que
l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant
que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance
que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en
décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas
d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient
d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien.

Le blog de Dominique Venner