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Les mineurs isolés étrangers se disent «discriminés»

Pour la solidarité avec les victimes du racisme d’Etat, contre la négrophobie, contre le néocolonialisme, contre la Françafrique, contre les lois d’exception, contre toutes les prisons (…)». C’est autour de ce message que se sont rassemblées, hier place Belfort à Toulouse, près de 200 personnes à l’appel du collectif AutonoMIE qui dénonce les discriminations dont sont «victimes les mineurs isolés étrangers en Haute-Garonne» originaires d’Afrique subsaharienne. Dans le viseur du collectif, le Dispositif départemental d’accueil, d’évaluation et d’orientation des mineurs isolés (DDAEOMI), situé au 22, rue de Stalingrad, dont les éducateurs spécialisés sont accusés de faire «subir jusqu’à dix interrogatoires à charge à celles et ceux dont le seul crime est d’avoir survécu à l’enfer migratoire».

(…)

Mais pour Gérard Castells, qui dirige le dispositif des mineurs isolés et aussi la Maison d’enfants à caractère social Le Chêne vert, ce que prétend le collectif «est totalement faux. C’est tout simplement de la propagande, poursuit-il. Un certain nombre de ces personnes sont majeures et non mineures et lorsque la justice vérifie l’authenticité de leur passeport, ils sont de fait frappés d’une OQTF (obligation de quitter le territoire). Je ne sais ce que cherche ce collectif qu’on a invité des dizaines de fois à voir comment se déroulent les évaluations».

«L’État français a pour devoir de reconstituer l’état civil de ces jeunes migrants étrangers, épuisés par des interrogatoires à répétition, affirme un militant d’AutonoMIE, Stéfan Barbé. Mais les travailleurs sociaux ne sont pas formés pour cela et les jeunes se retrouvent systématiquement depuis un an à la rue et entament des recours devant le juge des enfants.» Ils seraient 180 dans ce cas depuis juillet 2016.

Source: La Dépêche du Midi

 

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