Politique

Monarchie de droit divin hier, démocratie de droit divin aujourd’hui…

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Nul ne saurait ignorer que l’Occident est le représentant de Dieu sur terre.

Nul ne saurait ignorer que l’Occident est le représentant de Dieu sur terre. Il s’ensuit évidemment que son Vicaire, Obama 1er, et ses nonces en Europe, France et Allemagne notamment, ne peuvent dispenser que des messages de vérité, de probité, de sagesse et bien sûr de paix. Comme la monarchie hier, la démocratie contemporaine est de droit divin. Et l’absolutisme qui en découle logiquement ne doit donc souffrir aucune contestation.

Ainsi, quand nos autorités ecclésiales déclarent que Bachar el Assad est un tyran sanguinaire qui extermine une partie de son peuple, aucune objection n’est admise. De même quand elles soutiennent le nouveau président ukrainien qui, on le sait, bombarde actuellement Donestk et ses environs de fèves de cacao. Il est en effet des bombes sataniques qui tuent et des bombes salvatrices qui répandent les doux effluves de la démocratie et dissipent les vapeurs infectes du terrorisme.

Si des séparatistes armés tombent sous les balles gouvernementales, beaucoup de civils également, c’est donc que Dieu l’a voulu. Au fait, pourquoi nos chaînes de télévision ne montrent-elles pas les images de ces pauvres gens ensanglantés, couchés sur les routes, inertes à jamais ; et leurs maisons, souvent pauvres bâtisses, détruites, et ces immeubles éventrés ? N’y

aurait-il pas là quelque chose qui ressemble à de la désinformation ?

Pourquoi l’Occident cautionne-t-il ce régime qui, lui aussi, massacre sa propre population ? Car ces séparatistes sont avant tout des Ukrainiens nés et grandis sur le territoire ukrainien. Ce ne sont pas les membres d’une secte terroriste ou d’un groupuscule d’illuminés — mais carrément tout un peuple qui refuse les autorités de Kiev. Celles-ci seraient-elles même démocratiquement légitimes, cela leur donne-t-il le droit de faire la guerre à leur propre peuple ?

S’ils voulaient vraiment la paix, Obama et ses évêques Hollande et Merkel prêcheraient la négociation et récuseraient la violence ou les sanctions. Et dès lors que Porochenko a choisi la force, pourquoi Poutine ne serait-il pas en droit d’aider ses frères de sang ? Quel chef d’État en ce monde n’en ferait autant dans la même situation ?

Poutine, par les liens du sang, est dans une situation de légitime défense. Or, il garde son sang-froid. Impulsif ou irréfléchi, il aurait depuis longtemps fait franchir à ses troupes la frontière ukrainienne et l’affaire aurait été réglée en une journée. L’histoire nous enseigne que les Russes sont longs à la détente mais que, lorsqu’ils se sont mis en branle, rien ne les arrête avant la victoire définitive sur leurs ennemis. L’histoire de la Russie en Europe est celle d un océan avec ses flux et ses reflux et, aujourd’hui, Poutine serait plutôt dans une période de flux. Obama 1er et ses évêques européens seraient bien inspirés d’en tenir compte.

Source: BVoltaire

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