Politique,  vidéo

« Nationalité disparue »: quand Chevènement parle du Grand Remplacement et fache toute la gauche.

« Scandaleux et raciste. » Jean-Pierre Chevènement, dont la nomination à la présidence de la Fondation pour l’islam de France a été confirmée ce lundi par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, n’a décidément pas que des alliés à gauche. À tel point que deux élus socialistes de Seine-Saint-Denis demandent publiquement à François Hollande de renoncer à sa nomination. Le député PS Mathieu Hanotin, élu de Saint-Denis, a ainsi lancé une pétition sur la plateformechange.org pour interpeller le président de la République.

L’intervention de Jean-Pierre Chevènement ce lundi matin au micro de France Intera allumé la mèche. Alors qu’il détaillait les missions de l’institution qu’il allait diriger, certains de ses propos ont scandalisé les élus de gauche. L’ancien ministre de l’Intérieur a notamment cité l’exemple de Saint-Denis en affirmant que « 80 % des enfants en primaire ne maîtrisent pas la langue française » dans cette ville et qu’elle comptait « 135 nationalités, mais [qu’]il y en a une qui a quasiment disparu », sous-entendant la nationalité française.

Jean-Pierre #Chevenement fâche la gauche…

« Un lapsus »

Des propos qui accréditent directement la théorie du « grand remplacement », selon Mathieu Hanotin. Le député frondeur estime que « la ligne rouge a été franchie ». Il dénonce aussi dans sa pétition en ligne « des raccourcis et des amalgames douteux et paternalistes ». Mathieu Hanotin rappelle que Jean-Pierre Chevènement n’en est pas à sa première « gaffe » sur le sujet, lui qui avait appelé les musulmans « à la discrétion ».

Parallèlement à cette démarche et sans coordination, c’est le président PS du département de la Seine-Saint-Denis qui est monté au créneau contre l’ancien membre du Parti socialiste. Dans un communiqué, Stéphane Troussel appelle François Hollande et Bernard Cazeneuve à « renoncer à nommer M. Chevènement » à la tête de la Fondation pour l’islam de France : « Un esprit aussi confus pour tout mélanger sur des notions aussi importantes que la nationalité et la citoyenneté françaises ne peut pas être nommé à ce poste », y écrit-il notamment.

Lire la suite