Politique

Se regrouper pour dire non au Grand Remplacement

Renaud Camus (Ecrivain). Entretien réalisé par Robert Ménard

Manuel Valls vient d’annoncer 14 % de naturalisations supplémentaires entre 2012 et 2013. Ajoutant qu’il comptait revenir aux 100.000 par an. Vous applaudissez ?

Vous tombez bien, voici le dernier communiqué de l’In-nocence (n°1624), Sur la simplification du processus de naturalisation :

Le parti de l’In-nocence déplore et condamne de la façon la plus rigoureuse les nouvelles dispositions avancées par M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, et visant à simplifier et faciliter de manière très sensible, pour les étrangers, l’obtention de la nationalité française. M. Valls revient, par ces nouvelles mesures, sur quelques-unes des très rares dispositions du précédent quinquennat qui avaient eu un léger effet en vue d’un ralentissement du changement de peuple. Les très faibles et dérisoires barrières subsistant, telle l’exigence d’une connaissance minimale de notre langue, de notre histoire et de notre culture, sont cette fois levées. Pourront devenir françaises des personnes qui n’ont strictement rien à voir avec notre peuple et ses traditions.

Le parti de l’In-nocence rappelle que, conformément à son programme, il est résolument hostile à toute nouvelle naturalisation, exception faite, au cas par cas, pour les hommes et les femmes ayant rendu à la patrie de signalés services.

98 % des délits commis en France sont le fait d’individus qui pourraient bénéficier de la “peine de probation” souhaitée par Christiane Taubira. En clair, autant de personnes qui n’iraient pas en prison. Que cela vous inspire-t-il ?

Toute la politique pénitentiaire est une aberration parce qu’elle ne s’attaque qu’aux symptômes et pas au mal. La surpopulation carcérale, par exemple, n’est qu’un effet latéral du changement de peuple, la nocence généralisée étant l’instrument de la conquête. Nous ne rêvons ni d’un monde où tous les criminels soient en liberté, ni d’une France couverte de prisons et de caméras de surveillance. Nous voulons un pays à la nocence réduite, marginale, comme autrefois, où l’on ne soit pas obligé de se protéger de tout et de tous à tous les instants : or, cela, multiculturalisme et pluriethnisme l’interdisent absolument. Ils ne peuvent pas engendrer des sociétés de confiance, ils créent des sociétés de guerre civile, plus ou moins larvée suivant les moments.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui affirme vouloir « punir » la Syrie ?

Au lieu de libaniser la France, de la syrianiser, kossovariser, arabiser, islamiser à toute allure, c’est-à-dire d’en faire volontairement un chaudron explosif prêt à éclater à tout instant, on ferait mieux de rechristianiser le Liban, quitte à l’agrandir d’un peu de Syrie. Le sort effroyable des chrétiens d’Orient est constamment présent à mon esprit. Je crains que la seule solution d’avenir, pour eux, soit la création d’un État-refuge, un deuxième Israël, en somme, un Grand Liban chrétien. Quand donc le monde consentira-t-il à admettre ce qui crève les yeux, que le mélange des civilisations (contrairement au jeu harmonieux de leurs influences réciproques) n’apporte que le malheur et la violence, surtout quand l’une des composantes est l’islam ? L’islam ne peut être composante de rien, sinon de lui-même.

Vous espérez réunir ce week-end tous ceux qui font du refus du Grand Remplacement leur priorité. Un nouveau parti ?

Un nouveau parti, un nouveau mouvement, une confédération, un syndicat, un front du non, ce n’est pas à moi d’en préjuger, les participants décideront : le regroupement de tous ceux, associations et individus, qui n’en peuvent plus du changement de peuple et de civilisation, le Grand Remplacement, tel qu’il s’opère dans la violence quotidienne et le silence, c’est-à-dire le mensonge d’État et l’invention permanente, par le complexe médiatico-politique (le “Med-Pol”) d’une langue entièrement mensongère, tout spécialement chargée de ne pas dire, de ne pas montrer, de révéler seulement quand on est sûr qu’il est trop tard, que personne ne peut plus rien y faire.

Source: BVoltaire