Politique

Taxe d’habitation : les maires de France ulcérés par Macron

Sur tous les sujets Macron avance masqué. L’abandon de la taxe d’habitation cache le mise en place d’une taxe sur les propriétaires occupants  basée sur le revenu fictif de leurs biens.

L’objectif est  d’aller spolier là où il y a encore un peu d’argent, de réduire le nombre de petits propriétaires comme en Allemagne (-60%) et de donner encore plus les coudées franches aux promoteurs immobiliers.


Alors qu’Emmanuel Macron a dévoilé son programme présidentiel, vendredi 24 février, une mesure inquiète tout particulièrement les maires de France : l’exonération de la taxe d’habitation pour 80% de la population.

Démagogie”, “populisme”… Les mots de l’Association des maires de France (AMF) traduisent l’inquiétude des élus locaux face à la proposition d’Emmanuel Macron d’exonérer 80% de la population de la taxe d’habitation.

Une perte de 10 milliards d’euros pour les communes

Une proposition a été émise d’exonérer de la taxe d’habitation 80% des habitants, privant ainsi les communes, et leurs intercommunalités, de 10 milliards de recettes, soit une perte de 36% de l’ensemble de leurs ressources propres !” s’insurge l’AMF dans un communiqué publié ce samedi.

Dans une société de responsabilité, à l’opposé de tout populisme, il est légitime que chaque habitant contribue, en fonction de ses moyens, aux charges communes ; c’est le fondement même de la démocratie locale qui est en jeu”, estime aussi l’organisme, pour qui la mesure voulue par le candidat d’En Marche ! serait “démagogique car existent déjà de nombreux dispositifs d’allègement, de dégrèvement, d’exonération ou de plafonnement de la TH dont bénéficient les habitants”. 

Une mesure “attentatoire aux libertés locales

L’Association des maires de France précise aussi que “42% des foyers bénéficient [de ce type de dérogations], soit 13 millions de foyers environ”. Dès lors, la promesse de l’ancien banquier d’affaires serait “non financée, car l’État, depuis longtemps, ne compense plus réellement les conséquences de ses propres décisions”.

Enfin, l’AMF dénonce une mesure “attentatoire aux libertés locales”, puisqu’en “privant de manière autoritaire les communes et leurs intercommunalités d’un tel montant de ressources propres, l’État remettrait en cause leur libre administration et leur capacité d’assurer les services publics essentiels attendus par la population, de l’école à la solidarité”.