Économie, Écologie...

Toulouse : Motorola veut supprimer des postes.

Google, la maison-mère de Motorola Mobility, pourrait supprimer 170 postes à Toulouse. Après Molex, et Freescale, la fermeture de Motorola à Toulouse poursuivrait la série des lourds désengagements industriels américains en Midi-Pyrénées.

L’annonce de Google en août de supprimer 20% des effectifs de Motorola Mobility (soit 4.000 emplois) rachetée un avant auparavant pour 12,9 milliards de dollars, n’augurait rien de bon pour les salariés français du fabricant de téléphones mobiles. Même si les suppressions de postes étaient censées se situer aux Etats-Unis, cette restructuration menace 170 postes du site de Toulouse de Motorola. L’usine pourrait en effet fermer, au printemps selon la Dépêche du Midi. Direction et représentants du personnel toulousain ont entamé les discussions sur « un éventuel projet de fermeture » la semaine dernière, a déclaré une porte-parole de la direction en France. « Mais rien n’a été décidé », les partenaires sociaux n’en sont qu’au début de la procédure d’information et de consultation du personnel, a-t-elle souligné.

Installé à Toulouse depuis les années 60
Le site de Motorola à Toulouse est spécialisé dans la recherche et le développement en matière de téléphonie mobile et de tablettes. Motorola Mobility France emploie sur son second site de Saclay (Essonne), en Région parisienne, une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la téléphonie mobile et les boîtiers internet. Motorola est installé à Toulouse depuis la fin des années 1960.

En 2004, la division semi-conducteurs (puces électroniques pour l’automobile) de Motorola avait été cédée au fabricant américain Freescale. Celui-ci a fermé définitivement en août son atelier toulousain de fabrication de galettes de silicium; 397 lettres de licenciement ont alors été envoyées. Freescale a en revanche maintenu sur son site toulousain son activité de recherche et développement, qui emploie environ 500 personnes.
Après Molex, et Freescale, la fermeture de Motorola à Toulouse poursuivrait la série des lourds désengagements industriels américains en Midi-Pyrénées.