Toulouse : un policier agressé au couteau dans un commissariat par Abderrahmane Amara, un algérien récidiviste

Coup de folie ou agression minutieusement préparée? Un homme armé d’un couteau de cuisine a pénétré, hier, en début d’après-midi dans un commissariat du centre-ville de Toulouse. Il s’est jeté sur un jeune adjoint de sécurité qu’il a tenté d’égorger. La victime, dont les jours ne sont pas en danger, a été hospitalisée. Son agresseur a été maîtrisé difficilement. Il est en garde à vue.

Il est 14 h 05 lorsqu’Abderrahmane Amara, 31 ans, arrive une première fois au commissariat du Rempart Saint-Étienne, à côté de la place Saint-Georges. Très calme, il explique à une adjointe de sécurité qu’il vient déposer plainte pour le vol de son téléphone portable. La policière lui explique qu’elle a besoin du numéro de série du téléphone pour enregistrer la plainte. L’homme obtempère et quitte les lieux sans agitation.

Deuxième acte, vingt minutes plus tard.Abderrahmane Amara est de retour devant le commissariat.

La jeune femme qui l’a accueilli quelques instants plus tôt le reconnaît et le laisse entrer sans problème. […] En une fraction de seconde, «sans prononcer aucun mot», précisera le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, l’homme se jette sur l’adjoint de sécurité qui lui tourne le dos. Armé d’un couteau de cuisine, il lui saute au cou et tente de lui trancher la gorge. Alertés par les cris, d’autres policiers interviennent immédiatement pour secourir leur collègue et maîtriser le forcené. Déterminé, Abderrahmane Amara se débat et tente de voler l’arme de service de sa victime.

Tandis que les policiers tentent de le maîtriser tant bien que mal, l’agresseur s’écrie «J’en ai marre de la France, de ce pays». Il est finalement maintenu au sol et menotté.

Les enquêteurs ont procédé aux constatations d’usage et interrogé les témoins dont les collègues, très choqués, de la victime. Le procureur de la République s’est rendu sur place. Il a ouvert une enquête criminelle pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique. Elle a été confiée au service régional de la police judiciaire. Hier, selon le parquet, «les motivations» de l’agresseur «n’étaient pas cernées».

La Dépêche

Le nom de cet homme apparaît dans deux dossiers, l’un pour tag, le second pour dégradations volontaires et violences sur personne dépositaire de l’ordre public à l’occasion d’une manifestation pro-palestinienne où il avait lancé des cocktails molotov sur les policiers. La première affaire avait été classée sans suite, la seconde une décision d’irresponsabilité pour cause de trouble mental avait été prononcé. Dans les deux cas, une abolition du discernement avait été relevée.


C’est marrant, on est entouré de déséquilibrés qui pensent à faire des repérages avant d’attaquer et qui ont tous la lucidité de crier Allah Akbar.

Prétextant un dépôt de plainte, un individu s’est introduit dans le commissariat du Rempart Saint-Etienne ce mardi vers 14 heures 30, où il a tenté de s’emparer de l’arme de service d’un fonctionnaire de police, un jeune adjoint de sécurité prénommé Valentin et âgé de 23 ans.

Faute d’y être parvenu, il a alors sorti un couteau et frappé le policier à la gorge. L’agresseur a été maîtrisé et transféré au commissariat central.

L’individu âgé de 31 ans, d’origine algérienne a-t-on appris de source syndicale policière, présenterait des troubles psychiatriques. Il aurait attaqué l’adjoint de sécurité « parce qu’il représente la France », a indiqué la même source.Secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale, Luc Escoda a précisé que « l’individu faisait apparemment une fixation sur la DGSI ».

Des enquêteurs parisiens attendus sur place

La victime a été transportée à l’hôpital, souffrant de plusieurs blessures qui doivent être suturées. Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Une policière présente dans le commissariat au moment des faits est, elle, en état de choc..

Source