Économie, Écologie...

Tout savoir sur la dette publique de la France

Article lu sur tendance.com

(…) En vous référant sur le graphique ci-dessus, nous constatons que la dette publique augmente plus vite que le PIB. Ce qui prouve que la France est droguée à la dépense. A ce jour, le gouvernement actuel accentue cette tendance. Par coïncidence au premier trimestre 2013, la dette publique de la France a battu un nouveau record à 91,7 % du PIB.

Dette_publique_France

A propos des détenteurs de la dette, 62.5 % sont des créanciers étrangers au 31 décembre 2012. Le gouvernement nous vante que c’est une marque de confiance et une source de stabilité envers notre modèle économique et social. Franchement, j’en doute car ses derniers désertent petit à petit nos OAT ou nos Bons du Trésor. En effet, ce taux était en juin 2010 à 70.6 % et depuis il n’arrête pas de baisser. Afin de palier ce manque, notre président François Hollande a eu la superbe idée de la renationaliser en doublant le plafond des livrets défiscalisés (Livret A et LDD) et en ne touchant pas à la fiscalité de l’assurance-vie fonds euros.

Enfin, je vois que la France montre des signes de faiblesses :

Hausse du taux d’intérêt de l’OAT 10 ans en direction des 3 %. On pourrait tirer un grand coup de chapeau à la FED désirant mettre fin à sa politique monétaire non-conventionnelle.

Un déficit primaire qui est constamment négatif depuis la crise de 2008 alors que l’Italie avec une dette publique de 127 % du PIB arrive à être en excédent primaire.

Difficultés à faire les réformes structurelles nécessaires pour l’amélioration de la compétitivité économique, liées à un manque de courage politique et à l’attachement des citoyens français à certains acquis ou privilèges sociaux.

Sa perte de crédibilité vis-à-vis des institutions européennes (BCE et Commission européenne) suite au non-respect de l’objectif de déficit public pour 2013.

 

En conclusion, il ne serait pas étonnant que les marchés financiers scrutent sérieusement ce qui se passe chez nous, dans les semaines ou les mois à venir. Ses derniers pourraient essayer de tester le programme OMT (Outright Monetary Transactions) concocté par la BCE, pour un Etat qui ne fait pas les efforts nécessaires comme la France.