Politique

UMPS: Valls favorable à la fusion des listes républicaines en Nord-Picardie

D’après ce que je peux entendre, et ce qui remonte du terrain, il semblerait que dans les coulisses les états majors de LR et du PS se rencontrent pour orchestrer des pactes anti- FN. Des choix semblent déjà avoir été fait.

L’oligarchie franc-mac et immigrationiste sait se défendre. Un jour les français se rendront compte que le bulletin de vote ne suffit plus et ce jour là peut-être les têtes plates de l’umps tomberont… dans le vrai sens du terme.


Décidé à tout faire pour empêcher Marine Le Pen de prendre la région Picardie-Nord-Pas-de-Calais – celle où le Front national est selon lui le plus dangereux – le Premier ministre affirme à qui veut l’entendre qu’il ne faut « rien exclure ».

Certes, il reste pour l’instant prudent : il dit attendre (avec impatience) les futurs sondages pour voir si la tête de liste PS Pierre de Saintignon décolle ou non et considère de toute façon que seuls les résultats du premier tour des régionales permettront de fixer définitivement une stratégie. Mais en attendant, Manuel Valls préfère anticiper et lancer le débat plutôt que de devoir improviser au soir du 6 décembre.

mac-bertrand

Le chef du gouvernement, qui étudie les sondages de près, constate qu’aujourd’hui Marine Le Pen est donnée gagnante avec au moins cinq ou six points d’avance au second tour dans tous les cas de figure.

Même si la gauche parvenait à se hisser au second tour en doublant Xavier Bertrand, cela ne changerait rien au problème : le FN prendrait les rênes de la grande région nordiste. Manuel Valls doute par ailleurs que le retrait de l’une au l’autre des listes, de droite ou de

gauche, serait la bonne parade pour éviter une victoire de la patronne du FN. D’autant que le PS ou LR pourraient en se retirant s’exposer à une « double peine » : n’avoir aucun élu pendant six ans dans une région qui serait néanmoins dirigée par le FN. Il penche donc pour la fusion des deux listes républicaines entre les deux tours. « C’est extrêmement difficile mais la question de la fusion, il faudra la poser », confie le Premier ministre à ses visiteurs.

Certes, lui fait-on remarquer, Xavier Bertrand se déclare aujourd’hui totalement hostile à cette fusion tandis qu’au PS, Jean-Christophe Cambadélis lui-même refuse d’envisager ce scénario. Mais Manuel Valls semble considérer que ce ne sont que des postures de campagne en attendant le premier tour et qu’il en ira tout autrement lorsque l’équation politique sera posée sur la table au soir du premier tour. « Il y a un moment où, face au Front national, il faut assumer », martèle le Premier ministre.