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Aquilino Morelle, le conseiller de Hollande, mis en cause pour conflit d’intérêts et ses goûts très luxueux démissionne sans quitter Hollande

En pleine période où Valls annonce les 50 milliards d’économies, bloque les salaires des fonctionnaires, les retraites et voit à la baisse les remboursements des soins, on apprend qu’Aquelino Morelle, conseiller politique de François Hollande et l’une des plumes du gouvernement, prenait de l’oseille des laboratoires pharmaceutiques, tout en étant salarié dans la fonction publique, à l’IGAS (là où Voynet a attiré grâce à ses amitiés socialistes.)
Rappelons qu’en plus, Morelle était directeur de campagne de Montebourg, et comme un Young Leader.

Une enquête de Médiapart révèle que le conseiller du président de la République Aquilino Morelle, né d’une famille d’immigrés espagnols, aurait notamment travaillé pour des laboratoires pharmaceutiques alors qu’il était rattaché à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Sur son profil Facebook, Aquilino Morelle a publié jeudi après-midi une longue réponse à Mediapart. Il reprend en détail les faits énoncés et réfute toute situation de conflit d’intérêts.

Inspecteur de l’Igas et conseil pour des laboratoires privés, «ça n’a pas de sens. C’est comme si on accordait le droit à un directeur d’hôpital entré à l’Igas de travailler pour une clinique privée, comme si un inspecteur du travail conseillait une entreprise privée.»

Au journaliste de Mediapart , l’ancien chef de service d’Aquilino Morelle, André Nutte, certifie qu’il ne se souvient pas avoir signé d’autorisation. Ce que confirment les archives de l’Inspection générale des affaires sociales.

Les faits révélés par le journal en ligne remontent à 2007. La plume de François Hollande vient de réintégrer l’Inspection générale des affaires sociales, un service interministériel de contrôle, d’audit et d’évaluation des politiques sociales et sanitaires, destiné à «éclairer la décision publique». À ce titre, il est fonctionnaire et tenu de se consacrer pleinement à sa fonction.

Pourtant, Aquilino Morelle cherche alors à offrir ses services et à ouvrir ses réseaux à l’industrie pharmaceutique. Il y parvient auprès du laboratoire Lundbeck, selon Mediapart. Il permet aux cadres du laboratoire privé d’entrer directement en contact avec les bons interlocuteurs au sein du comité économique des produits de santé. Une mission pour laquelle il aurait perçu 12.500 euros hors taxes. […]

Selon les informations du Scan, les accusations décrites par Mediapart auraient été lancées par les laboratoires Servier dès le printemps 2011 pour discréditer Morelle. Ce dernier avait alors confié au Figaro qu’il avait hésité à porter plainte. En réalité, Aquilino Morelle travaillait à l’époque pour l’agence de conseil en communication Euro-RSCG/Havas et aurait par ailleurs offert ses services à d’autres laboratoires privés que Lundbeck.

Selon le Code pénal, ces activités pourraient s’apparenter à une prise illégale d’intérêts. Selon les archives de l’Igas, le conseiller du président n’aurait jamais reçu d’autorisation pour exercer une telle activité. S’il est inquiété par la justice, Aquilino Morelle risque au minimum de devoir rembourser les sommes perçues, au pire 75.000 euros d’amende et cinq ans de prison. […]

Le Figaro

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