Économie, Écologie...

Un remorqueur réclame 120.000 euros à la justice de Toulon dans l’incapacité de payer.

Le tribunal de grande instance ne dispose pas d’un budget suffisant pour assumer ses frais de fonctionnement. Une entreprise varoise spécialisée dans les saisies de véhicules est au bord du gouffre.

Jérôme Lucas, entrepreneur âgé de 30 ans, annonce qu’il va mettre la clé sous la porte. Son principal client, le tribunal de grande instance (TGI) de Toulon, n’a pas les moyens de régler ses factures dans un délai raisonnable.

Il y a cinq ans, le jeune homme a repris une entreprise de remorquage à Ollioules dont l’essentiel de l’activité repose sur les réquisitions judiciaires : il s’agit d’enlever et de stocker les véhicules à la demande des magistrats.  » J’ai investi dans cette entreprise en me disant qu’avoir la Justice comme cliente, c’était du sûr… « 

Sauf que depuis trois ans, les factures sont partiellement réglées. Au compte-gouttes. Jérôme Lucas revendique aujourd’hui une créance de 120.000 euros (le tribunal l’estime plutôt autour de 50.000 euros).

Résultat :  » J’ai dû licencier mes deux salariés parce que je n’arrivais plus à les payer. Les assurances m’ont lâché donc je ne peux plus sortir mes camions. Je ne peux plus travailler. «  L’entreprise de Jérôme Lucas a été placée en redressement judiciaire le 9 juin par le tribunal de commerce de Toulon.